Une pétition d'artistes appelant à boycotter l'Eurovision 2026 rassemble à ce jour plus d'un millier de signatures. Parmi les personnes signataires, il y a des grands noms de la musique, comme Peter Gabriel, Roger Waters, Macklemore ou Massive Attack. C'est la première fois depuis 2003 que le nombre de pays participants sera aussi bas: trente-cinq seulement. La raison? La participation d'Israël, qui a poussé l'Espagne, les Pays-Bas, l'Irlande, la Slovénie et l'Islande à claquer la porte pour la 70e édition du concours, qui se tiendra à Vienne, en Autriche, du 12 au 16 mai.
Depuis sa première édition en 1956, le Concours Eurovision de la chanson accompagne autant qu'il influence la construction d'une identité européenne. Souvent décrié pour son esthétique kitsch, il cherche à faire rayonner un soft power européen, pétri de valeurs humanistes et consensuelles.
Alors, entre arène politique, tremplin pour les récits nationaux et laboratoire de la standardisation de la musique, quelle Europe le concours de l'Eurovision donne-t-il à voir et contribue-t-il à façonner?
Pour en parler, Hélène Decommer reçoit Cyrille Bret, enseignant à Sciences Po et chercheur à l'Institut Jacques Delors. Il est l'auteur du livre Géopolitique de l'Eurovision – La bande-son de la construction européenne, cosigné avec Florent Parmentier et publié aux éditions Bréal en mars 2026.
Le monde devant soi est un podcast produit par Slate Podcasts.
Production éditoriale: Hélène Decommer et Marie Agassant
Présentation: Hélène Decommer
Prise de son, montage et réalisation: Aurélie Rodrigues
Musique: «Tangled», Emmit Fenn
Hébergé par Audion. Visitez https://www.audion.fm/fr/privacy-policy pour plus d’informations.