Depuis plusieurs jours, le détroit d'Ormuz est devenu le théâtre d'une étrange guerre immobile. Des navires bloqués, des échanges de tirs, des déclarations martiales… Et au milieu, cette question: comment met-on fin à une escalade quand personne ne veut vraiment reconnaître qu'il est en guerre?
Car à Washington, le discours vacille. Lundi 4 mai, les États-Unis lançaient en grande pompe l'opération «Projet Liberté», censée sécuriser le passage des navires et desserrer l'étau iranien. Moins de quarante-huit heures plus tard, silence radio. Mardi 5 mai, le secrétaire d'État Marco Rubio assurait que la phase offensive contre Téhéran était «finie» et que les États-Unis se trouvaient désormais en simple posture défensive. Et ce mercredi 6 mai, Donald Trump suspendait l'opération «Projet Liberté» et évoquait «de très bonnes discussions» avec l'Iran et même la possibilité d'un accord.
Entre démonstration de force et promesse de désescalade, la stratégie états-unienne semble osciller, au risque de nourrir davantage d'incertitudes que de solutions. Alors, est-on en train d'assister à une désescalade réelle entre l'Iran et les États-Unis, ou simplement à un changement de discours côté américain?
Le monde devant soi est un podcast produit par Slate Podcasts.
Présentation et production éditoriale: Hélène Decommer
Prise de son, montage et réalisation: Aurélie Rodrigues
Musique: «Sinister», Anno Domini Beats
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