Pendant que le tourisme mondial est "en plein boom", les États-Unis font figure d'exception notable. Le pays a enregistré une perte sèche de 4 millions de visiteurs, une érosion qui touche particulièrement la clientèle européenne. À titre d'exemple, près de 120 000 touristes français ont boudé la destination américaine sur la période concernée.
La montée en puissance de la Chine
Le point le plus saillant de cette mutation est le basculement du rapport de force avec Pékin. La Chine accueille désormais plus de deux fois plus de touristes que les États-Unis. Ce succès chinois s'explique par une stratégie d'ouverture agressive, incluant des simplifications de visas et une modernisation massive des infrastructures, contrastant avec l'image plus restrictive projetée par Washington.
L'effet "Trump" et les barrières structurelles
L'article pointe du doigt plusieurs facteurs expliquant ce désamour :
Le climat politique : L'image renvoyée par l'administration Trump et les tensions protectionnistes ont créé un sentiment d'hostilité perçu par les voyageurs internationaux.
Le coût de la vie : Un dollar fort et une inflation persistante dans les services touristiques (hôtels, restauration) rendent le séjour américain prohibitif par rapport à l'Asie.
Les formalités administratives : La complexité croissante des contrôles aux frontières et des procédures d'entrée décourage une partie des voyageurs de loisirs.
L'enjeu : Pour les États-Unis, cette perte de vitesse n'est pas seulement symbolique. Elle représente un manque à gagner de plusieurs milliards de dollars pour l'économie nationale, alors que le tourisme reste l'un des principaux postes d'exportation de services pour le pays.
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