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May 7
2m 23s

100 états dans le monde espionnent nos s...

Choses à Savoir
About this episode

Le scandale Pegasus avait marqué les esprits. Développé par NSO Group, ce spyware (autrement dit un logiciel capable d’infiltrer un appareil pour en extraire des données) avait été utilisé par plusieurs États pour surveiller journalistes, opposants et militants. Mais selon plusieurs experts, ce cas pourrait n’être que la partie visible d’un phénomène en pleine expansion. D’après le National Cyber Security Centre, plus d’une centaine de pays disposeraient aujourd’hui de ce type d’outils. Un chiffre en forte hausse : ils étaient environ 80 en 2023. Sur les 193 États membres de l’ONU, cela représente désormais une majorité potentielle capable de mener des opérations de surveillance numérique avancée.


Comment expliquer cette progression ? Principalement par une baisse des barrières d’accès. Autrefois réservés à quelques puissances, ces logiciels sont aujourd’hui plus faciles à acquérir, parfois via des sociétés privées spécialisées dans la cybersurveillance. Résultat : leur diffusion s’accélère, et avec elle, les usages. Car l’enjeu ne se limite pas au nombre d’acteurs équipés. Les cibles évoluent aussi. Officiellement, ces outils sont utilisés pour lutter contre le terrorisme ou la criminalité organisée. Mais dans les faits, de nombreux cas ont déjà montré qu’ils pouvaient viser des profils bien différents : journalistes, figures de l’opposition, défenseurs des droits humains. Et selon les autorités britanniques, le spectre s’élargit encore. Désormais, des profils économiques comme des banquiers ou des chefs d’entreprise seraient également ciblés. L’espionnage numérique ne se limite plus aux enjeux politiques, il touche aussi les intérêts financiers et stratégiques.


Autre point marquant : l’origine des attaques. Contrairement à une idée reçue, elles ne proviennent pas majoritairement de cybercriminels isolés. Selon Richard Horne, directeur du NCSC, une grande partie des cyberattaques d’envergure au Royaume-Uni serait le fait… d’États. Autrement dit, la cybersurveillance s’inscrit de plus en plus dans les relations internationales. Un outil de renseignement, mais aussi de pouvoir. Et dans ce contexte, Pegasus pourrait bien apparaître, avec le recul, comme un simple avertissement.


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