Loi Yadan vers une fin programmée de la liberté de critique
Une proposition de loi portée par la députée Caroline Yadan sera examinée à l’Assemblée nationale dès le 16 avril prochain. Ce texte, soutenu par 110 parlementaires dont Gabriel Attal et François Hollande, entend durcir la lutte contre l’antisémitisme. L’élue affirme que la haine de l’État d’Israël serait désormais consubstantielle à la haine des juifs.
La réaction populaire est immédiate et massive. Une pétition officielle sur le site de l’Assemblée nationale vient de franchir la barre des 350 000 signatures en un temps record. Les signataires dénoncent un amalgame volontaire entre antisémitisme et antisionisme. Selon toute vraisemblance, ce projet de loi pourrait contraindre les magistrats à condamner toute critique politique de Benyamin Netanyahou.
Sommes-nous en train d’assister à la mise en place d’un bouclier juridique protégeant les intérêts d’une puissance étrangère ? L’enjeu touche au cœur de notre souveraineté intellectuelle et de la liberté d’expression. Le système sera-t-il forcé de reculer si le seuil symbolique des 500 000 signatures est atteint ? Il est urgent de comprendre les coulisses de cette offensive législative avant qu’il ne soit trop tard.