Depuis le 6 février, des émissaires venus des États-Unis et d'Iran se parlent discrètement du nucléaire iranien, à Oman. Officiellement, aucune nouvelle session d'échanges n'est annoncée. Officieusement, la tension monte: Donald Trump veut un accord, mais sans en payer le prix politique. Lui qui, en mai 2018, avait retiré les États-Unis de l'accord de Vienne sur le nucléaire iranien se retrouve aujourd'hui piégé par sa propre stratégie. Un échec dans ces discussions serait un désaveu pour le président américain, qui mise sa crédibilité sur la fermeté, mais qui craint toute escalade militaire à l'approche des élections de mi-mandat, prévues au début du mois de novembre.
En face, on retrouve un Iran affaibli économiquement et militairement, mais qui continue d'armer des milices régionales et ne veut pas renoncer à l'enrichissement de son uranium. Et autour, Israël qui met la pression: le Premier ministre Benyamin Netanyahou, reçu à la Maison-Blanche le mercredi 11 février, a rappelé à Donald Trump les «besoins sécuritaires» de son pays. Une manière de l'enjoindre à ne rien lâcher.
Que peuvent donner ces négociations? Donald Trump a-t-il plus à perdre qu'à gagner à tendre la main à Téhéran? Et que nous disent ces tractations de la fragilité du pouvoir américain au Moyen-Orient?
Le monde devant soi est un podcast produit par Slate Podcasts.
Production éditoriale et présentation: Hélène Decommer
Prise de son, montage et réalisation: Aurélie Rodrigues
Musique: «Sinister», Anno Domini Beats
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