Oui… un peu, mais pas au point de “brûler les graisses” comme on l’entend dans les promesses marketing.
D’abord, qu’est-ce qui pourrait faire “brûler” les graisses ?
Le thé vert contient surtout deux molécules intéressantes :
la caféine
des catéchines (dont l’EGCG)
Ces composés peuvent légèrement augmenter la thermogenèse (la production de chaleur) et la lipolyse (mobilisation des graisses), ce qui peut théoriquement augmenter l’oxydation des lipides.
Ce que dit une étude scientifique de référence
Une étude célèbre menée par Dulloo et ses collègues (1999) a testé un extrait de thé vert riche en catéchines et a montré une augmentation de la dépense énergétique et de l’oxydation des graisses, au-delà de l’effet de la caféine seule. En clair : le combo “catéchines + caféine” semble agir un peu mieux que la caféine isolée, ce qui suggère un petit effet métabolique propre au thé vert.
Mais cet effet est-il suffisant pour maigrir ?
C’est là que la nuance est importante.
Même si l’effet existe, il est :
modeste
variable selon les personnes
et souvent observé dans des conditions expérimentales (doses standardisées, extraits concentrés)
Dans la vraie vie, boire 2 ou 3 tasses par jour ne transforme pas votre métabolisme en four à graisse. Le principal déterminant de la perte de masse grasse reste le déficit calorique (manger légèrement moins que ce qu’on dépense), avec l’activité physique.
Le thé vert peut légèrement augmenter l’oxydation des graisses et la dépense énergétique sur le court terme, grâce à ses catéchines et à la caféine. Mais cet effet est trop faible pour en faire une stratégie de perte de poids à lui seul.
Conclusion claire : le thé vert aide un peu, mais ce n’est pas un “brûleur de graisse”. C’est plutôt un petit coup de pouce, utile seulement s’il s’intègre dans une hygiène de vie globale (alimentation + mouvement + sommeil).
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