Les pratiques d’ICE qui posent problème ?
a) Des arrestations par des agents en civil, masqués, en véhicules banalisés
Dans de nombreuses interventions, ICE n’apparaît pas comme une police “classique” : pas d’uniforme, pas de voiture marquée, parfois pas de badge visible. Résultat : des interpellations qui ressemblent, pour un témoin, à un enlèvement. Cette opacité alimente la peur — et elle crée aussi un risque très concret : des criminels peuvent imiter ICE pour commettre des agressions ou des vols. C’est précisément ce qu’a documenté PBS, en expliquant que cette stratégie ouvre la porte à des imposteurs.
b) Le recours à des “ruses” pour approcher ou entrer
Autre point polémique : ICE peut utiliser des techniques de tromperie, par exemple ne pas dire immédiatement qui ils sont, ou se présenter comme une autre autorité afin d’obtenir une interaction. Dans l’esprit du public, ça brouille la frontière entre “police” et “piège”.
c) La question des mandats : administratif vs judiciaire
Et là, on touche à un sujet explosif. Des révélations récentes indiquent qu’un mémo interne aurait encouragé des agents à considérer qu’un document administratif interne (et non un mandat signé par un juge) suffirait pour entrer dans un domicile, ce qui est dénoncé par des juristes comme une remise en cause du 4e amendement.
? Ces trois éléments mis ensemble donnent une impression terrible : une police qui agit sans visage, sans signature judiciaire claire, et parfois avec des méthodes de tromperie.
Pourquoi ICE agit ainsi ?
a) L’efficacité : arrêter vite, sans fuite
Le civil + véhicule banalisé = effet surprise. ICE interpelle souvent des personnes identifiées, donc ils veulent éviter l’alerte et la fuite.
b) La sécurité des agents
Les autorités invoquent une montée des menaces, du doxxing, et justifient les masques par la protection des familles. DHS communique explicitement sur ce sujet.
c) Une logique “sécuritaire” plutôt que policière classique
ICE est né dans l’après-11 septembre, au sein du Homeland Security : sa culture opérationnelle est plus proche de l’intervention fédérale que de la police municipale “de proximité”.
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