Pour écouter les deux épisodes recommandés:
1/ Pourquoi votre opinion change-t-elle sans que vous ne vous en rendiez compte ?
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2/ Dans quel pays est-il interdit de chanter en playback ?
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Chez certaines personnes, se gratter l’oreille procure une sensation de plaisir parce que cette zone est l’une des plus riches du corps en terminaisons nerveuses sensibles. Le conduit auditif externe (la partie “à l’entrée” de l’oreille) est tapissé d’une peau très fine, peu épaisse, et il contient de nombreux récepteurs sensoriels : mécanorécepteurs (pression, frottement), nocicepteurs (douleur/irritation), et fibres du prurit (démangeaison). Lorsque vous vous grattez, vous activez ces capteurs, ce qui envoie au cerveau un signal puissant.
Or, la démangeaison (prurit) est un signal particulier : elle est souvent déclenchée par une irritation minime, une sécheresse, du cérumen, ou un micro-inflammatoire local. Le cerveau interprète ça comme : “il faut enlever quelque chose”. Se gratter déclenche alors une réponse immédiate : un soulagement, et ce soulagement est perçu comme agréable.
Mais ce qui rend l’oreille spéciale, c’est aussi son innervation. Le conduit auditif est innervé par plusieurs nerfs, notamment :
le nerf auriculo-temporal (branche du trijumeau),
le grand nerf auriculaire (plexus cervical),
et surtout une branche du nerf vague (Arnold), qui innerve une partie du conduit.
Le nerf vague est connecté à des zones profondes impliquées dans les réflexes viscéraux et le bien-être. Résultat : chez certaines personnes, stimuler cette zone peut déclencher des réponses surprenantes : frissons, toux réflexe (“réflexe d’Arnold”), voire une sensation relaxante.
Enfin, le plaisir vient aussi des circuits centraux : se gratter active indirectement les systèmes de récompense via la libération de neuromédiateurs comme la dopamine (renforcement du comportement) et des opioïdes endogènes (sensation apaisante). C’est pour cela qu’on peut ressentir une forme de “mini-addiction” : plus on gratte, plus le cerveau associe l’acte au soulagement.
En résumé, l’oreille est une zone sensorielle dense, reliée à des nerfs très particuliers, et le grattage déclenche un cocktail de stimulation + soulagement + récompense, parfois vécu comme un véritable plaisir.
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