Difficile, ces derniers mois, d’entrevoir un rayon de soleil dans le paysage politique américain. Et pourtant, contre toute attente, le budget fédéral 2026 adopté par le Congrès offre un répit bienvenu au monde de la recherche. Les parlementaires ont choisi de préserver les grands programmes scientifiques, en particulier ceux de la NASA, mais aussi d’autres agences fédérales clés. Une décision qui tranche nettement avec les intentions initiales de l’administration Trump.
Au printemps 2025, la Maison-Blanche avait présenté un projet de budget drastique, taillant dans les crédits de l’astrophysique, de l’exploration planétaire ou encore des sciences de la Terre. Autant de domaines jugés coûteux et non prioritaires. Mais au fil des débats, Sénat et Chambre des représentants ont largement revu la copie.
Résultat : la NASA se voit finalement attribuer environ 24,4 milliards de dollars pour 2026, un niveau de financement qui permet de maintenir l’essentiel des missions prévues, des instruments en cours de construction et des programmes scientifiques déjà engagés. Cette enveloppe garantit une continuité précieuse. Les projets en préparation ne sont pas stoppés, les calendriers restent globalement inchangés et les équipes peuvent travailler sans la crainte d’une interruption brutale. Les programmes d’exploration planétaire, qu’il s’agisse de Mars, des lunes glacées ou des astéroïdes, conservent leurs moyens. En astrophysique, les crédits nécessaires au développement de l’observatoire spatial Nancy Grace Roman sont maintenus, tout comme ceux dédiés à l’étude des exoplanètes et de la cosmologie.
La décision du Congrès dépasse le seul périmètre de la NASA. La National Science Foundation conserve des financements cohérents avec ses missions de recherche fondamentale et appliquée. La NOAA préserve ses crédits pour la surveillance climatique et les satellites d’observation de la Terre, tandis que le NIST poursuit ses travaux sur les normes et la métrologie, indispensables à l’innovation technologique. Les textes votés encadrent toutefois strictement l’usage de ces fonds. Les agences devront rendre compte de l’avancement des projets, du respect des échéances et de la justification des dépenses. Une contrainte assumée, qui offre en contrepartie une visibilité budgétaire essentielle. Dans un contexte international tendu, ce budget 2026 agit comme un garde-fou : il sécurise la continuité des missions scientifiques américaines et préserve la crédibilité des États-Unis dans les grandes collaborations de recherche mondiales.
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