Celui qui est une figure parmi les plus clivantes de la politique française contemporaine est née le 19 août 1951 à Tanger (Maroc), il grandit en partie au Maroc avant que sa famille ne s’installe en France.
Dans sa jeunesse, il passe par des organisations d’extrême gauche, puis rejoint le Parti socialiste en 1976. Il fait carrière dans l’Essonne : conseiller municipal à Massy (1983), conseiller général (1985), puis sénateur en 1986.
Au Parti socialiste, Mélenchon incarne l’aile gauche : anti-social-libéral, critique des compromis européens et défenseur d’une gauche plus offensive sur les questions sociales. Il accède au gouvernement sous Lionel Jospin : de 2000 à 2002, il est alors un très discret ministre délégué à l’Enseignement professionnel. Mais il reste surtout un homme d’opposition interne, qui dénonce la “dérive centriste” du PS.
En 2008, il rompt définitivement avec le Parti socialiste. Il fonde le Parti de gauche et contribue à l’émergence du Front de gauche, alliance avec le Parti communiste. Il devient député européen en 2009 et se présente à l’élection présidentielle de 2012 : 11,1% des voix. En 2016, il franchit une étape clé en créant La France insoumise (LFI), mouvement très centralisé autour de sa figure. À la présidentielle de 2017, il obtient 19,6%. En 2022, il atteint 21,95%, arrivant en tête à gauche mais échouant à accéder au second tour.
Sur le fond, Mélenchon défend une rupture économique (redistribution massive, hausse du SMIC, planification écologique), une refonte des institutions (VIe République), et une ligne diplomatique dite “non-alignée”, très critique de l’OTAN et des États-Unis.
Mais son parcours est aussi marqué par une série de polémiques. Depuis plusieurs années, il est accusé de banaliser certains codes ou insinuations alimentant un soupçon d’antisémitisme, notamment par des déclarations répétées très ambiguës ou agressives. Par ailleurs, ses opposants dénoncent une stratégie communautariste censée séduire une base électorale musulmane, ainsi qu’une indulgence envers certains régimes autoritaires au nom d’un anti-impérialisme systématique. Des controverses devenues un élément central de son image publique et un point de fracture semble-t-il durable dans le débat français.
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